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Face aux mobilisations sociales, le gouvernement envisage une revalorisation du smic

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Depuis un peu plus d’un mois, des travailleurs du public et du privé défilent dans les rues en brandissant un bouquet de mots d’ordre d’où émerge une fleur rouge vif : le pouvoir d’achat. Après la mobilisation des fonctionnaires, le 29 septembre, et l’acte III des manifestations contre – entre autres revendications – la vie chère, samedi 31 octobre, une nouvelle initiative est programmée jeudi 5 novembre. Les huit principaux syndicats de salariés appellent, ce jour-là, à faire grève et à déferler dans l’espace public pour obtenir des mesures en faveur des rémunérations, des services publics, de l’emploi et de l’industrie.

La fiche de paie constitue une préoccupation permanente, avec le regain de l’inflation qui se traduit par l’envolée des prix du carburant et de certaines sources d’énergie, dont le gaz. La colère est palpable chez de très nombreux actifs, en difficulté pour boucler les fins de mois. Beaucoup n’ont aucune envie de patienter jusqu’au printemps 2027 et à l’arrivée d’une nouvelle équipe au pouvoir pour que des réponses soient apportées à leurs attentes.

Entre le 23 et le 27 octobre, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, s’est entretenu avec les organisations de salariés et le patronat pour tenter de trouver une issue à la crise. Confirmant une information du quotidien Les Echos, l’ancien PDG de la SNCF a reconnu que le gouvernement est ouvert à l’idée d’une anticipation, au 1er décembre, de la revalorisation automatique du smic qui intervient chaque 1er janvier. Il a également évoqué la piste d’un éventuel « coup de pouce », c’est-à-dire une majoration supplémentaire dont le quantum est fixé, de façon discrétionnaire, par l’Etat.

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