Festival d’Avignon : « L’Hors-présence », de Tiphaine Raffier, un huis clos puissant sur la fin de vie
Dans sa maison près d’un petit village, Laure est en phase terminale de cancer. Elle n’a pas l’âge de mourir, mais une méchante mutation génétique familiale a fait son œuvre. Autour de cette passionnée de fossiles qui tient au fond de sa main, tel un talisman, une ammonite, ses deux frères et sa sœur tentent d’organiser sa fin de vie. A priori, tout semble planifié. Cette enseignante a refusé de rester en chambre d’hôpital pour finir ses jours chez elle, a rédigé ses directives anticipées, a établi un « calendrier » et a même commandé deux urnes funéraires. Mais peut-on, en toute indépendance, établir un plan pour mourir ? Comment la famille peut-elle accompagner au mieux une proche mourante ? Comment, comme le résume Laure à son entourage, « supporter ces douleurs et vous, ce spectacle » ?
Avec L’Hors-présence ou Chimères du pays de Morsan, Tiphaine Raffier a offert, lors de la journée d’ouverture du Festival d’Avignon, samedi 4 juillet, une nouvelle création d’une humanité puissante et d’une actualité brûlante : après un très long parcours parlementaire, un vote final de l’Assemblée nationale en faveur d’une loi créant un droit à l’aide à mourir pour des patients atteints d’une affection grave et incurable est prévu le 15 juillet.
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