Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino a proposé, lundi 21 septembre, « une consultation » des fédérations afin de réformer la gouvernance de l’instance, dans une lettre adressée aux 211 fédérations membres dont l’Agence France-Presse (AFP) a obtenu une copie.
« Je proposerai que le conseil [de la FIFA] organise une consultation directe, structurée et limitée dans le temps avec les confédérations, les associations membres et les parties prenantes concernées sur la manière de renforcer les processus décisionnels de la FIFA », a écrit Gianni Infantino, alors que la FIFA est plongée dans la crise depuis la révélation du projet avorté de création d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés.
« Cette consultation inviterait à présenter des propositions précises concernant une implication plus précoce des instances institutionnelles, les rôles respectifs du président, du bureau, du conseil et du congrès, ainsi que les moyens concrets de renforcer la transparence, la participation et la responsabilité dans les grandes initiatives stratégiques », a ajouté le dirigeant.
Gianni Infantino fragilisé
Gianni Infantino propose d’étudier les premières propositions dès le conseil prévu le 15 octobre, en précisant que « les contributions écrites reçues ultérieurement, mais dans un délai raisonnable, seront naturellement également examinées ». « Toute modification statutaire qui en résulterait serait ensuite soumise au congrès pour examen et approbation selon la procédure appropriée », a-t-il précisé.
Cette initiative survient alors que le patron de la FIFA, candidat à sa propre succession en mars, est fortement fragilisé après avoir mené sans concertation un projet de création d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés pour y loger des actifs de la FIFA, dont la Coupe du monde.
Infantino avait finalement dû retirer ce projet baptisé « FIFA Forward Entreprise » (FFE) après avoir été confronté à la farouche opposition de l’Union des associations européennes de football (UEFA), de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) et de la Confédération asiatique de football (AFC). Malgré le retrait du projet FFE, l’UEFA, la Concacaf et l’AFC maintiennent la pression sur Infantino et réclament son départ.