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Fin de vie : l’adoption d’une loi « historique », l’émotion des députés, la retenue du gouvernement

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Un public venu nombreux, des tribunes combles, des travées d’abord clairsemées qui se sont garnies peu à peu, des applaudissements épars puis de plus en plus nourris, et, soudain, une larme de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), émue à l’annonce du résultat du vote : le Palais-Bourbon a vécu, mercredi 15 juillet, un « grand jour » selon les dires de nombreux orateurs, un « moment grave », « historique ».

Au terme d’un vote solennel, les députés ont définitivement adopté la proposition de loi créant l’aide à mourir, par 291 voix pour, 241 contre et 29 abstentions. Le texte dispose qu’une personne atteinte d’une affection grave et incurable pourra demander à un médecin de lui prescrire un produit létal, si elle respecte certaines conditions strictes d’éligibilité.

A gauche, les socialistes et La France insoumise ont voté pour à la quasi-unanimité. Quelques communistes ont voté contre ou se sont abstenus. Plus des trois quarts des députés macronistes et la plus grande partie du centre droit ont soutenu le texte. Les groupes de droite ont voté contre, comme la quasi-totalité des députés du Rassemblement national (RN).

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