Gérald Darmanin plus seul que jamais face à la double fronde des avocats et des magistrats, et en difficulté pour faire adopter son projet de loi
Le pire pour Gérald Darmanin est peut-être à venir. Fragilisé par les appels à la démission, à gauche et à l’extrême droite, depuis le début de l’affaire liée à la mort de Lyhanna il y a presque trois semaines, le garde des sceaux vit non seulement la fronde des avocats et une rupture avec la magistrature, mais se retrouve aujourd’hui isolé politiquement, alors qu’il défend son projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, à partir du mardi 30 juin, devant l’Assemblée nationale.
Le ministre porte ce texte depuis presque un an, et personne ne sait très bien dans quelles conditions il peut, aujourd’hui, trouver une majorité pour le faire adopter. Ce revers parlementaire viendrait clôturer un mois horribilis pour celui qui compte jouer un rôle décisif dans la course qui se prépare entre les candidats du centre et de la droite pour la présidentielle de 2027.
L’ensemble des 74 000 avocats de France appelle, lundi 29 juin, à une journée « justice morte » et à se rassembler devant les tribunaux pour demander le retrait pur et simple du projet de loi, qui prévoit notamment l’élargissement des cours criminelles départementales ou la généralisation de la généalogie génétique.
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