« Haute solitude. Jean Zay, prisonnier politique » : le calvaire d’un ministre emprisonné puis assassiné par l’Etat collaborationniste
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
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Historien du cinéma et auteur de films documentaires, Laurent Véray marque sa prédilection pour le cinéma des premiers temps, le rapport du cinéma à l’histoire, l’usage des archives, la représentation de la guerre. Il nous livre aujourd’hui un portrait de Jean Zay (1904-1944), ministre de l’éducation nationale et des beaux-arts sous le Front populaire, qui semble, à lui seul, avoir bossé davantage que tous ses pairs réunis.
Les trois degrés de l’enseignement, l’introduction du sport à l’école, les classes vertes, l’obligation scolaire jusqu’à 14 ans, le Centre national de la recherche scientifique, l’Ecole nationale d’administration, le Musée d’art moderne, la réunion des théâtres lyriques nationaux, le Festival de Cannes : tout ça, c’est à peu près son œuvre. Pour solde de tout compte, on assassinera quelques années plus tard cet homme politique guidé par la probité et le sens du bien public, au titre de républicain de gauche, de juif et de franc-maçon, un ticket entièrement gagnant dans les années 1940.
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