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« Home Stories », portrait sensible d’une jeune fille confrontée à son identité est-allemande

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

La cinéaste allemande Eva Trobisch s’était fait connaître en 2019, avec un premier long-métrage qui n’était pas passé inaperçu, en plein essor du mouvement #MeToo : dans Comme si de rien n’était, une trentenaire, éditrice, se faisait violer à l’issue d’une fête, par un homme avec lequel elle avait sympathisé, et tentait par la suite de reprendre une vie à peu près normale.

Dans son troisième « long », Home Stories (après Ivo, 2024), la réalisatrice quadragénaire, née à Berlin, explore ses origines est-allemandes, alors que le parcours de sa famille a été marqué par la réunification : sa fiction met en scène une famille, bousculée par la soudaine célébrité de Lea (Frida Hornemann), 16 ans, chanteuse, sélectionnée pour participer à un télé-crochet du type « The Voice ». Les caméras et les interviewers débarquent à l’école, et l’adolescente se voit pressée de questions, auxquelles elle peine à répondre. Elle se retrouve soudainement confrontée à son identité : comment doit-elle se présenter, qui est-elle ? Doit-elle raconter une histoire formatée pour la télé-réalité, ou dire les choses comme elles sont ?

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