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« I Want Your Sex » : Gregg Araki plonge dans l’art contemporain avec un duo sulfureux

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » - À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » - À VOIR

L’enfant terrible du cinéma indépendant américain est de retour sur grand écran. Après avoir marqué de son empreinte les années 1990 avec une série de films provocateurs, libres et enragés, à la sexualité débridée – Totally F***ed Up (1993), The Doom Generation (1995)… –, Gregg Araki avait fini par basculer ces dernières années du côté des séries (13 Reasons Why, Now Apocalypse…). Son dernier long-métrage au cinéma, White Bird, remonte à 2014. C’est dire si ce I Want Your Sex est attendu par ceux qui ont aimé être séduits et bousculés par son travail. A 66 ans, Gregg Araki est-il resté fidèle à l’esprit punk de ses débuts ?

Sur la forme, comme c’était déjà le cas pour ses derniers films, il s’est certainement assagi, même si on retrouve ici un goût assumé pour une esthétique pop aux tons colorés. I Want Your Sex, qui prend pour cadre le milieu de l’art contemporain, marque même un certain embourgeoisement. Sur le fond, le cinéaste n’a en revanche pas renoncé à son audace.

Gregg Araki narre ici les mésaventures d’Elliot (Cooper Hoffman), un jeune homme en couple avec la sérieuse Minerva (Charli XCX), plus concentrée sur ses études que sur sa quête du plaisir. Malgré un look banal, il est embauché pour être l’un des assistants d’Erika Tracy (Olivia Wilde), une artiste contemporaine excentrique devenue célèbre pour ses œuvres relatives à la sexualité – une des premières tâches d’Elliot est de donner forme à un énorme vagin à l’aide de chewing-gums. Mais peu à peu, la relation entre l’employé et sa patronne va prendre un tour plus trouble. Jusqu’à ce qu’Erika Tracy décide de faire d’Elliot son esclave sexuel. Comment chacun pourra-t-il tirer profit de cet accord informel ?

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