« Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants » : ce qu’a dit Cédric Jubillar à la justice
Sur une feuille blanche annexée au procès-verbal de ses aveux, que Le Monde a pu consulter, Cédric Jubillar a dessiné quelques arbres et une maisonnette, avant de tracer un petit chemin qui se détache de la route reliant Cordes-sur-Ciel à Albi, dans le Tarn. Au centre, une flèche pointe une croix, accompagnée de l’inscription « emplacement du corps de Delphine ».
Devant la conseillère à la cour d’appel de Toulouse qui l’a auditionné, le 15 juillet, Cédric Jubillar a mis fin à cinq ans et demi de dénégations. C’est bien lui qui a tué Delphine Aussaguel, la mère de ses deux enfants, avant de l’enterrer à une dizaine de kilomètres de leur domicile, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. « Je reconnais les faits, je reconnais être l’auteur de la disparition de mon épouse », avoue-t-il avant de détailler le déroulement de la soirée du féminicide. Lui se couche vers 22 h 30. Delphine et leur fils de 6 ans viennent alors lui faire « un câlin dans [son] lit ». Il se rendort. « Je dormais mal depuis quelque temps, je me réveillais souvent la nuit et j’allais fumer une cigarette pour me détendre car j’étais stressé. On parlait de divorce avec Delphine ; nous vivions sous le même toit et l’ambiance était toxique et nauséabonde. »
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