Incendie de la mairie de Limoges : le principal suspect, un militant écologiste fiché « S », a grandi dans un milieu « communautaire » et « alternatif »
Les images de l’incendie criminel de la mairie de Limoges, inaugurée en 1883, et de son campanile de 43 mètres de haut s’effondrant au milieu des flammes, ont fait le tour du monde. Elles resteront comme l’un des symboles les plus spectaculaires des violents débordements qui ont accompagné la mobilisation sociale du 17 octobre.
Après trois jours d’investigations, les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) et de la division de la criminalité organisée et spécialisée de Limoges, sous la conduite du parquet de Limoges (le parquet national antiterroriste n’est pas saisi à ce stade) ont identifié, grâce au recoupement des images, un homme soupçonné d’avoir fait partie du groupe de manifestants ayant pénétré dans le bâtiment avant de déclencher l’incendie depuis la cave. Hodei C. D., un menuisier de 34 ans, a été interpellé, mardi 20 octobre, dans la maison où il vit avec ses parents au sein d’un petit hameau situé à l’écart du village de Val-d’Issoire, en Haute-Vienne.
Peu d’éléments ont filtré sur les faits reprochés à ce premier suspect, qui est présumé innocent dans l’attente de son possible défèrement devant un juge d’instruction en vue de sa mise en examen à l’issue des 96 heures de garde à vue réglementaires. Fiché « S » en raison de sa proximité avec l’écologie radicale, notamment avec le plateau des Millevaches, sorte de laboratoire rural de l’ultragauche, Hodei C. D. a par ailleurs déjà été condamné, en 2026, pour avoir giflé un policier lors d’une manifestation contre l’implantation d’une usine de granulés de bois à Guéret, dans la Creuse.
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