Intelligence artificielle : aux Etats-Unis, la justice saisie des incidents de sécurité provoqués par des agents IA
Parmi toutes les interrogations entourant le grand déballage des géants de l’intelligence artificielle sur les risques que fait peser la technologie sur le sort de l’humanité, il en est une qui prend de l’épaisseur ces derniers jours. Les révélations au compte-gouttes d’OpenAI sur l’ampleur des incidents de sécurité provoqués par des agents IA posent la question de la responsabilité juridique de l’entreprise face au comportement incontrôlé de ses modèles. Un sujet qui, aux Etats-Unis davantage qu’ailleurs, entraîne des conséquences financières : qui va payer pour les éventuels dégâts causés par l’IA ?
Alors que Donald Trump a réuni les principaux dirigeants du secteur à la Maison Blanche mardi 29 septembre, afin de conclure un accord non contraignant sur l’autorégulation de leurs pratiques, OpenAI, la société qui conçoit ChatGPT, a été assignée devant la justice californienne, ce même jour. La plainte émane d’une ONG spécialisée dans les actions légales, et vise le rôle de la compagnie dans le hacking, en mai, d’Hugging Face, une plateforme d’IA qui a elle-même renoncé à porter l’affaire en justice, arguant du coût élevé de ce type de démarche aux Etats-Unis.
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