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Interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble : la maire écologiste, Laurence Ruffin, dénonce la « stratégie d’intimidation » des « insoumis »

· Politics

Tout est parti d’une délibération sur le prêt de racks à vélos. Le 26 mai, au milieu de sept longues heures de réunion, le conseil municipal de Grenoble doit statuer sur ce point très technique pour disposer de rangements adaptés aux deux roues pour les événements à venir de l’été, dont le festival Cabaret frappé, du 15 au 19 juillet. Les élus locaux de La France insoumise (LFI) saisissent l’occasion pour une intervention bien éloignée des préoccupations des cyclistes : l’appel au boycott de la DJ Barbara Butch, figure des luttes LGBT +, programmée au festival.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon lui reproche la signature d’une tribune dans Le Point, le 31 mars, qui défendait la controversée proposition de loi de la députée macroniste Caroline Yadan « visant à lutter contre les formes renouvelées d’antisémitisme ». LFI critique aussi la DJ pour avoir donné un concert à l’ambassade de France à Tel-Aviv, le 12 juin 2025.

Quelques semaines plus tard, à Grenoble, samedi 18 juillet, l’artiste de 45 ans n’aura tenu qu’une vingtaine de minutes sur scène avant de devoir s’éclipser et que la mairie ne suspende le concert « afin de garantir la sécurité du public et des équipes ». Plus d’une centaine de militants propalestiniens étaient venus manifester contre sa présence, sous les sifflets et les doigts d’honneur. Selon l’artiste et la ville, des bouteilles en plastique et en verre auraient aussi été jetées sur scène et un câble électrique saboté.

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