Jean Imbert, accusé de violences conjugales par plusieurs ex-compagnes, placé sous le statut de témoin assisté
Le chef Jean Imbert, visé par les plaintes de plusieurs ex-compagnes l’accusant de violences conjugales, a été placé sous le statut de témoin assisté par un juge d’instruction, selon une source proche du dossier à l’Agence France-Presse, mercredi 5 août, confirmant les informations de plusieurs médias.
Au total, six femmes ont été entendues par les enquêteurs et ont « toutes confirmé » avoir été victimes de violences ou de contrôle coercitif, a précisé le parquet, qui a retenu des charges au préjudice de deux d’entre elles, pour les faits les plus récents, qui auraient été commis entre décembre 2023 et novembre 2024. Elles ont demandé à ce que leur anonymat soit respecté.
Après quarante-huit heures de garde à vue, le parquet a donc ouvert une information judiciaire pour violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, par conjoint ou concubin. « Le mis en cause conteste la qualification pénale des éléments reprochés », a précisé le parquet.
Des faits remontant à 2012-2013
La première plainte contre l’ancien lauréat de Top Chef, qui s’est depuis hissé jusqu’aux fourneaux du Plaza Athénée à Paris et du Martinez de Cannes, avait été déposée il y a un an par l’actrice Lila Salet, 35 ans, pour des faits remontant à 2012-2013.
« Cinq autres anciennes compagnes ont été entendues, chacune a dénoncé des violences, de différentes natures », a ajouté le parquet, avec un « retentissement psychologique » évalué entre vingt-cinq et trente jours pour chacune d’elles.
« Plusieurs d’entre elles ont évoqué des éléments constitutifs de contrôle coercitif, comme le contrôle de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence. Des confidents des victimes ont attesté de traces de morsures ou de bleus, de comportements humiliants, voire d’enfermement dans une pièce », a poursuivi le parquet. « Les faits susceptibles d’avoir été commis au préjudice des quatre premières femmes apparaissent prescrits, raison pour laquelle l’ouverture d’information judiciaire porte sur les faits et gestes décrits à partir de 2023 », a-t-il ajouté.
L’ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld avait dénoncé publiquement des violences dont elle aurait été victime de la part de Jean Imbert, au cours de leur relation entre 2012 et 2014, et avait annoncé au printemps faire partie des plaignantes.