Jonas Haddad, le porte-parole de Bruno Retailleau qui veut défendre les jeunes actifs écrasés par « le système »
Jonas Haddad l’affirme et met en garde : il existe en France une « fracture » et elle serait « générationnelle ». « Cette fracture est la nouvelle fracture sociale dont parlait Jacques Chirac à l’époque », avance cet avocat de 38 ans, qui avait 7 ans lors de la campagne présidentielle de 1995. Le vice-président Les Républicains (LR) de la région Normandie développe cette conviction dans un livre sorti le 8 octobre, C’est Nicolas qui paie (Editions de L’Observatoire, 19 euros, 165 pages), dont le titre reprend une expression popularisée en 2025 sur les réseaux sociaux.
Ses promoteurs entendaient dénoncer par l’humour le matraquage fiscal dont seraient victimes les jeunes actifs. Nicolas est un archétype, celui d’un trentenaire urbain et diplômé sacrifié économiquement par un système étatiste au détriment de deux catégories de profiteurs : les étrangers (« Karim ») et les retraités ou « boomeurs » (« Bernard et Chantal »). Jonas Haddad s’intéresse surtout au conflit entre Nicolas et les seconds, caricaturés sur X en retraités égoïstes et amateurs de croisière. En 2025, il est le premier dans son parti à « voir monter le sujet ». « A travers des témoignages autour de moi, je sentais que c’était le cri de ralliement d’une génération qui se sentait rackettée », explique le jeune père.
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