Jordan Bardella rattrapé par ses propos antisémites au lancement de son nouveau livre
Il arrive que le « plan com’ » déraille. Surtout quand celui qui l’incarne est supposé être l’auteur de propos tels que « Toutes les banques sont détenues par des juifs ». Ainsi Jordan Bardella a-t-il célébré, mercredi 4 novembre, la sortie de son troisième livre (Gouverner, Fayard, 288 pages, 22,90 euros), dans des conditions beaucoup moins favorables qu’un an plus tôt.
A l’époque, la maison d’édition de Vincent Bolloré lui avait réservé le théâtre Marigny à Paris, tout près de l’Elysée, dont les sondages prédisaient qu’il s’y trouverait bientôt comme président de la République. Il est désormais un aspirant premier ministre, de retour dans l’ombre et à la merci de Marine Le Pen ; mais surtout un homme accusé d’avoir, dans sa jeunesse, tenu en privé des propos antisémites, et dont les dénégations semblent chaque jour plus délicates.
Bousculé, lors de ses deux premiers entretiens promotionnels, par des questions sur ses propos antisémites révélés en septembre par Mediapart – qu’il conteste en justice – le président du Rassemblement national (RN) a également vu sa soirée de lancement perturbée : il a été accueilli par un collectif de lutte contre l’antisémitisme et la presse a largement boycotté la soirée en raison du refus de laisser entrer un journaliste de Mediapart.
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