José da Silva, fondateur du label Lusafrica : « Personne, avant et après elle, ne chante la morna comme Cesaria Evora »
Il est celui qui aura fait découvrir au monde la chanteuse capverdienne Cesaria Evora (1941-2011), après l’avoir entendue en 1987 dans le restaurant lisboète tenu par un compatriote, Bana. Un autre représentant de cette morna, la musique mélancolique (exil, absence, amour perdu) et emblématique de l’archipel d’Afrique de l’ouest. A l’époque, José da Silva était encore employé de la SNCF. Il fut bouleversé par cette femme qui lui rappelait sa grand-mère, originaire comme Cesaria Evora de Mindelo, la principale ville de l’île de Sao Vicente, au nord du Cap-Vert. Un an plus tard, il devait fonder le label parisien Lusafrica – qu’il a revendu en 2025 à Sony Music –, dont la première référence serait l’album La Diva aux pieds nus.
Quinze ans après la disparition de la plus célèbre ambassadrice culturelle du Cap-Vert et treize après l’album posthume Mae Carinhosa, le manager de Cesaria Evora présente Reina da Morna, un recueil de dix inédits enregistrés au studio Lusafrica. Des mornas pas mornes et des coladeiras (la déclinaison dansante) aux effets toujours collatéraux.
D’où proviennent ces inédits retrouvés dans vos archives ?
Il vous reste 86.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.