Le couperet a fini par tomber. Mardi 21 juillet, alors que la 61e édition de la Biennale d’art contemporain de Venise bat encore son plein jusqu’au 22 novembre, la Commission européenne, par le biais de l’Agence européenne pour l’éducation et la culture, a décidé de mettre fin à la subvention de 2 millions d’euros actuellement versée à la fondation qui gère cet événement majeur de l’art contemporain.
Selon un porte-parole de l’exécutif européen, cette décision a été prise à « la suite de l’évaluation juridique et de la recommandation de la Commission ». En cause, le retour de la Russie, qui s’était retirée de l’événement lors de l’édition de 2022, peu après le début de son invasion militaire de l’Ukraine.
Cette année, la Fédération de Russie avait obtenu sa réintégration dans la manifestation et avait pu présenter un pavillon, à l’initiative de Pietrangelo Buttafuoco, le président de l’institution nommé en 2023 par le gouvernement de Giorgia Meloni, provoquant également la polémique en Italie. La biennale « se veut, et doit rester, un lieu de trêve au nom de l’art, de la culture et de la liberté artistique », assurait la direction dans un communiqué diffusé fin avril. Un argumentaire qui n’est pas vraiment bien passé à Bruxelles.
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