La conférence du député LFI Raphaël Arnault, annulée à Lyon pour des raisons de sécurité, aura finalement lieu à Villeurbanne
Une conférence du député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault, initialement prévue jeudi à Lyon et annulée par une mairie d’arrondissement pour des raisons de sécurité, aura finalement lieu vendredi 6 novembre dans un bar de Villeurbanne (Rhône), a annoncé le parlementaire mardi 3 novembre.
« Nous serons bien présents ce vendredi » pour rappeler que « Lyon et ses alentours sont des terres d’antifascisme et de résistance à l’extrême droite », ont affirmé dans un communiqué commun le député du Vaucluse et sa collègue du Rhône, Anaïs Belouassa-Cherifi.
Raphaël Arnault avait publié en début de semaine dernière sur son compte Instagram une affiche annonçant des « débats et échanges » en sa présence autour de son livre Antifasciste le 5 novembre, dans une salle municipale de la mairie du 8ᵉ arrondissement de Lyon.
Mais cette mairie dirigée par l’écologiste Olivier Berzane avait « décidé d’annuler la réservation de la salle », vu « les risques que comporte la tenue de cet événement, programmé » le jour de la manifestation contre la vie chère, avait déclaré jeudi la ville de Lyon, conduite par l’écologiste Grégory Doucet.
« Sécurité des participants »
« C’est dans ce contexte, et sans garantie que les conditions de sécurité nécessaires soient réunies, que cette décision a été prise », avait poursuivi la ville de Lyon, tout en rappelant « son attachement à l’expression de la diversité des opinions ».
Les avocats de Mme Belouassa-Cherifi, Chirinne Ardakani et Louis Pierot avaient alors assuré que la conférence serait maintenue, dans un autre lieu, rappelant que « la liberté de réunion est une liberté fondamentale à valeur constitutionnelle ».
Dans leur communiqué mardi, les deux élus demandent ainsi à la préfecture de « prendre toutes les dispositions nécessaires » pour garantir cette liberté « ainsi que la sécurité des participants ». Ils critiquent au passage la mairie de Lyon, qui a pris cette décision d’annulation, selon eux « à la demande de l’extrême droite ».
Cette annonce intervient alors que M. Arnault a été entendu jeudi dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (SDAT) en audition libre, dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, jeune militant identitaire lyonnais battu à mort le 14 février par des activistes d’ultragauche.
Quatorze personnes ont été mises en examen pour meurtre ou complicité dans cette affaire, dont des proches de Raphaël Arnault, parmi lesquels son attaché parlementaire.