Elle avait prévu tout le dispositif. Pour prendre connaissance des résultats des épreuves écrites du concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM), ce vendredi 24 juillet, Emma Sayah, 24 ans, avait décidé de faire face à l’océan Atlantique, près de Concarneau (Finistère), où ses grands-parents possèdent une maison. Elle a laissé à sa maman le soin de consulter le site de l’ENM et de lui annoncer la nouvelle. En 2025, pour sa première tentative, elle avait procédé de la même manière. Cela ne lui avait pas porté chance. Alors forcément quand elle a tourné la tête et vu sa mère, le visage en pleurs, elle a immédiatement pensé qu’elle avait de nouveau échoué. Titulaire d’une double licence de droit-philo à l’université Paris-Nanterre, et d’un master de Sciences Po Paris, Emma Sayah a mis quelques minutes avant de comprendre que les larmes de sa maman étaient de joie et qu’elle était bien admissible. « J’ai immédiatement fondu en pleurs », dit celle qui a toujours rêvé de devenir, un jour, juge pour enfants.
Immédiatement, elle pense annoncer la nouvelle à deux personnes, qui ont été déterminantes dans sa réussite : Youssef Badr, premier vice-président adjoint au tribunal judiciaire de Bobigny et fondateur de l’association La Courte Echelle, et son tuteur, Patrick Titiun, membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). « Sans lui, je n’aurais jamais décollé en culture générale… », confie Emma.
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