La fin de la Fonderie de Bretagne, après soixante années d’existence et une série de reprises infructueuses
Des coups durs, les salariés de la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan), en ont encaissé beaucoup ces dernières années. Ils avaient jusqu’ici toujours bombé le torse, préparant le combat suivant. Mais depuis mardi 13 octobre, c’est l’abattement. Aucune offre ferme n’ayant été déposée auprès du tribunal de commerce de Lorient pour reprendre leur usine en redressement judiciaire, ils savaient que les juges prononceraient la liquidation lors de l’audience, jeudi, signant leurs 244 licenciements.
« C’est compliqué à vivre. On est ensemble, on se réconforte comme on peut…, confie Maël Le Goff, secrétaire de la CGT du site. On a eu tant de décideurs qui n’étaient que de passage face à nous, et aujourd’hui nous voilà seuls face à notre désarroi. »
« Nous mesurons ce que cette nouvelle représente pour les salariés et pour leurs familles, après des années d’incertitude et des mois d’une attente éprouvante, ont compati, dans un communiqué, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard (divers gauche), le président de Lorient agglomération, le maire de Lorient, Fabrice Loher (divers droite), et le maire de Caudan, Fabrice Vély (divers centre). Nous voulons [leur] dire notre reconnaissance. Ils ont tenu, ils ont redémarré l’outil cet été, ils ont continué à travailler avec dignité et professionnalisme dans des conditions que peu auraient acceptées. »
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