Culture

La foire Artissima de Turin, lieu d’échanges pour les têtes chercheuses de l’art contemporain

La foire Artissima de Turin, lieu d’échanges pour les têtes chercheuses de l’art contemporain

« J’ai l’impression qu’il y a ici plus de commissaires d’exposition et de responsables de musées que de collectionneurs ! » La remarque vient de Chris Dercon, le directeur de la fondation Cartier pour l’art contemporain, à Paris. Lui-même fait partie de ce groupe – dans le jargon du milieu on les appelle des « curators » – invité par diverses institutions turinoises à visiter Artissima et les 183 galeries de l’édition 2026. Dans son cas, avec 17 autres collègues, il est chargé de choisir un stand sur la foire, et de le défendre devant un jury. L’opération est financée par la Fondazione Arte CRT.

Sa présidente, la collectionneuse et mécène Patrizia Sandretto Re Rebaudengo, explique qu’une caisse d’épargne de Turin a créé la fondation en 2000 dans l’unique but d’acheter de l’art contemporain. La collection compte aujourd’hui environ un millier d’œuvres, principalement d’arte povera (« art pauvre »), qui sont mises à disposition de lieux institutionnels turinois, le Castello di Rivoli et la Galerie d’art moderne (GAM). Leur budget d’acquisition pour la foire s’élève cette année à 300 000 euros.

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