La France gèle les avoirs de Xenia Fedorova, propagandiste pro-Poutine visée par un arrêté d’expulsion
Les autorités françaises ont ordonné le gel pour une durée de six mois des avoirs de Xenia Fedorova, ex-dirigeante de RT France, chaîné financée par le Kremlin et désormais figure prorusse de Cnews, selon un arrêté pris jeudi 30 juillet au Journal officiel.
La mesure, prise conjointement par les ministres de l’intérieur et de l’économie en application du code monétaire et financier, vise l’ensemble des fonds et ressources économiques appartenant à Mme Fedorova ou contrôlés par elle, ainsi que ceux des personnes morales ou entités agissant pour son compte ou sous son contrôle. L’arrêté interdit également, pour une durée de six mois, toute mise à disposition, directe ou indirecte, de fonds ou de ressources économiques au bénéfice de l’intéressée ou des entités qu’elle contrôle.
Mercredi, le ministère de l’intérieur avait confirmé que la propagandiste pro-Poutine, était visée par un arrêté d’expulsion. Elle intervient aussi sur Europe 1 et signe également une chronique dans l’hebdomadaire Le JDNews. Ses employeurs, les groupes Canal+ et Lagardère, ont dénoncé, dans la foulée de cette annonce, dans un communiqué commun « une atteinte particulièrement grave à la liberté d’expression et au pluralisme des opinions », apportant « leur plein soutien à Mme Fedorova ».
Interdite dans l’Union européenne (UE) depuis mars 2022 et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, Xenia Fedorova défend régulièrement les positions du Kremlin dans les médias dans le giron du milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré.
Le gouvernement français et le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, ont qualifié à plusieurs reprises Xenia Fedorova de « propagandiste » du Kremlin. Des eurodéputés du groupe centriste Renew ont demandé depuis à l’UE de prendre des sanctions à l’encontre de Xenia Fedorova, « propagandiste russe notoire », coupable, selon eux, de la diffusion de « narratifs grossièrement manipulatoires sur la guerre en Ukraine et à l’égard de l’UE ».