Le nouveau maire Rassemblement national (RN) de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé jeudi 11 juin son refus de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation des prochaines élections législatives, invoquant les tensions diplomatiques entre Paris et Alger.
« Il ne me paraît pas cohérent que la ville de Carcassonne mobilise ses moyens (…) afin de contribuer à l’organisation d’un scrutin relevant d’un Etat dont les autorités entretiennent aujourd’hui des relations particulièrement dégradées avec la France », a écrit l’élu d’extrême droite dans un message publié jeudi matin sur les réseaux sociaux de la ville.
Selon la mairie, le consulat d’Algérie a sollicité la commune pour y installer des bureaux de vote destinés aux ressortissants algériens établis en France, appelés aux urnes pour les élections législatives du 2 juillet. Pour justifier sa décision, le maire cite notamment le sort de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste sportif français Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie.
M. Barthès affirme que sa décision « ne vise en aucun cas » les Algériens de Carcassonne, mais constitue « un choix politique assumé » à l’égard du « régime algérien ». Depuis son élection en mars, Christophe Barthès a suscité diverses polémiques, en décrochant le drapeau européen de la façade la mairie, en signant un arrêté antimendicité, ou en demandant à plusieurs syndicats de quitter des locaux municipaux que certains occupaient depuis des dizaines d’années.