La nouvelle révision du DPE va faire sortir plus de 300 000 logements du statut de « passoires thermiques »
La mesure est saluée par certains, critiquée par de nombreux autres : le gouvernement a décidé de modifier à nouveau le calcul du diagnostic de performance énergétique des bâtiments (DPE), à partir du 1er janvier 2027.
L’objectif est de « soutenir l’électrification des usages », indique l’étude d’impact effectuée par le ministère du logement, que Le Monde a pu consulter. Le facteur de conversion de l’énergie finale (consommée dans le logement) en énergie primaire (dépensée pour sa production), utilisé lors du calcul du DPE, sera donc réduit pour l’électricité : un arrêté publié mercredi 26 août au Journal officiel prévoit de le ramener à 1,7, après être passé de 2,58 à 2,3 en 2021, puis à 1,9 début 2026.
La Fédération des industries électriques et numériques salue, dans une note de positionnement, une « avancée positive », qui « ne place cependant toujours pas l’électricité et les énergies fossiles sur un même pied d’égalité », puisque le coefficient de conversion pour le fioul et le gaz est, par convention, fixé à 1.
« Environ 300 000 résidences principales » sortiront du statut de « passoire énergétique » (classes F et G), peut-on lire dans l’étude d’impact. Les 125 000 qui appartiennent au parc locatif privé n’auront plus à se soumettre au gel des loyers. La réforme maintiendra « de l’ordre de 300 000 logements » dans le parc locatif dans les prochaines années – ils auraient sinon été interdits à la location –, « et réduira l’incitation réglementaire à rénover ces logements ». A noter que la révision du coefficient au 1er janvier 2026 devait déjà sortir 850 000 logements du statut de passoire, selon le gouvernement.
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