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La reddition de Monique Barbut, ministre démissionnaire, rattrapée sur le fil par Emmanuel Macron

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Comme elle l’avait elle-même annoncé, mardi 21 juillet au soir, à quelques journalistes, puis dans un message sur LinkedIn le lendemain matin, la ministre de la transition écologique Monique Barbut s’est rendue à l’Elysée, mercredi 22 juillet, afin de remettre sa démission au président de la République, Emmanuel Macron. Elle entendait, par ce geste, protester contre « le recul environnemental de trop », à savoir la réintroduction en France de deux pesticides jusqu’ici interdits.

Mais n’est pas Chevènement qui veut. Contrairement à l’ancien ministre de François Mitterrand, qui a claqué sans coup férir de nombreuses portes durant sa carrière politique, et comme le laissaient entrevoir ses propos peu assurés, mardi soir, Monique Barbut a rencontré une résistance : le chef de l’Etat « n’a pas accepté » sa démission, lui demandant au contraire de « poursuivre sa mission », selon le cabinet de la ministre. A 10 heures, Monique Barbut participait au conseil des ministres, comme si de rien n’était. Un rebondissement qui laissait dubitatifs certains membres du camp présidentiel. « En management, on sait qu’il ne faut jamais retenir quelqu’un qui veut partir », soupirait un soutien du président du parti Horizons et candidat à la présidentielle Edouard Philippe.

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