La Russie satisfaite de l’accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le gazole
Donald Trump fanfaronne ; Vladimir Poutine se tait. Fidèle à ses habitudes, le président russe n’a pas dit un mot, en trois jours, depuis l’annonce, par son homologue américain, vendredi 9 octobre, d’un « deal » sur le gazole puis, dimanche, de son annonce d’un accord de cessez-le-feu énergétique entre Kiev et Moscou.
Entre ces deux déclarations, Donald Trump a déjà dit tout haut ce que pense Vladimir Poutine : le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, « a intérêt à arrêter », a lancé, samedi, M. Trump, qui a « suggéré » aux Ukrainiens de se doter « d’un nouveau président pouvant parvenir à un accord » de paix. De facto, c’est ce que veut Moscou : l’arrêt des frappes des drones ukrainiens sur les raffineries russes et le remplacement de M. Zelensky par un dirigeant plus conciliant.
Mais l’annonce par M. Trump d’un cessez-le-feu énergétique n’est pas dans les plans de M. Poutine. Depuis plus d’un an, le Kremlin fait échouer les négociations par son refus de tout arrêt temporaire des combats, arguant qu’une pause permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer. Moscou exige un accord de paix global pour « éliminer les causes profondes » du conflit, c’est-à-dire un accord aux conditions de Moscou. M. Trump a donc semé la confusion, provoquant l’étonnement à Kiev et le silence à Moscou.
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