Culture

Léa Seydoux et Niels Schneider, à l’affiche de « L’Inconnue » : « Le film est avant tout philosophique et ressemble à une parabole dont on n’aurait pas les clés »

Léa Seydoux et Niels Schneider, à l’affiche de « L’Inconnue » : « Le film est avant tout philosophique et ressemble à une parabole dont on n’aurait pas les clés »

Avec son troisième long-métrage, L’Inconnue, Arthur Harari, distingué pour son apport au scénario d’Anatomie d’une chute (2023), de Justine Triet, relance un cinéma français de l’énigme et de l’ambiguïté, où chaque scène ajoute une strate au mystère. Niels Schneider dans le rôle d’un photographe au bout du rouleau (David) et Léa Seydoux en étudiante étrangère (Eva) y échangent leurs corps lors d’une soirée carnavalesque, prélude à un jeu de chaises tournantes sur le motif de l’identité.

Les deux acteurs s’y livrent à un fascinant numéro de possession réciproque qui produit à leur endroit une hallucination durable : on les connaît sans les reconnaître. On les rencontre tous les deux, comme une seule et même entité de jeu. Contrainte du calendrier oblige, l’entretien a lieu à l’heure du déjeuner, où les questions doivent trouver à s’insérer entre les plats, et si possible, faire dévier les interviewés.

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