La WTA introduit un test génétique de détermination du « sexe biologique » pour les joueuses de tennis
La Women’s Tennis Association (WTA), le principal circuit international professionnel féminin, a mis à jour sa politique d’éligibilité des joueuses, qui est entrée en vigueur mardi 21 juillet. Celles-ci doivent désormais se soumettre à un test génétique de détermination de leur « sexe biologique » pour pouvoir participer aux tournois organisés par l’instance. Jusque-là, le critère retenu était un seuil de testostérone dans le sang.
Ce changement vise à « maintenir des conditions de compétitions équitables », assure la WTA, qui s’aligne avec cette politique sur les règles adoptées à la fin du mois de mars par le Comité international olympique (CIO), en prévision des Jeux de Los Angeles 2028. Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les Jeux d’Atlanta en 1996, mais l’organisation y avait renoncé trois ans plus tard sous la pression de la communauté scientifique, qui contestait leur pertinence, autant que celle de sa commission des athlètes.
Les joueuses devront être testées, à une seule reprise, pour la présence du gène SRY, présenté comme responsable du développement des caractéristiques sexuelles masculines. La WTA « reconnaît qu’il s’agit d’une question sensible et complexe » et que cela ne remet pas en cause « l’identité de genre » des personnes. Elle affirme aussi « s’engage[r] à traiter toutes les joueuses avec dignité et à mettre en œuvre cette politique de manière respectueuse et réfléchie »
Cette évolution des critères d’éligibilité intervient un an après que World Athletics a annoncé de nouvelles règles – entrées en vigueur en septembre 2025 – imposant aux sportives souhaitant concourir dans la catégorie féminine lors des compétitions comptant pour le classement mondial de se soumettre, elles aussi, à un test génétique unique. World Boxing a également approuvé l’utilisation du dépistage du gène SRY en mai 2025. Une mesure vivement critiquée par les organisations de lutte pour les droits humains.