L’administration présente ses scénarios de réforme pour la fonction publique : « On est vraiment dans une situation d’urgence »
Assurer le renouvellement des effectifs et s’adapter aux grandes transitions, tout en conciliant l’exigence de qualité des services publics avec une contrainte budgétaire durable. C’est la difficile équation à laquelle est confrontée la sphère publique, et qui devrait encore se durcir dans les années à venir. Le statu quo n’est dès lors plus une option, souligne la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) dans les conclusions de sa Revue stratégique sur l’avenir de la fonction publique, présentées lundi 19 octobre. L’exercice prospectif avait été lancé en mars par le gouvernement.
A l’issue des travaux – auxquels ont participé certaines organisations syndicales, des employeurs publics et des agents publics –, l’administration a identifié plusieurs « chantiers » jugés comme « incontournables » et autant d’« exigences ». Principale priorité définie : « attirer et fidéliser les compétences nécessaires pour assurer la continuité du service public ».
L’enjeu est d’autant plus grand que les projections démographiques annoncent un renouvellement massif des générations, le tout dans un contexte d’attractivité à la peine. Aujourd’hui, 2,2 millions d’agents ont plus de 50 ans, soit 38 % des effectifs publics. De quoi laisser présager de nombreux départs à la retraite. Parallèlement, le nombre de candidats aux concours externes de l’Etat a baissé de 41 % depuis 2010, et 11 % des postes ouverts à ces concours n’avaient pas été pourvus en 2024.
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