L’affaire Folarin Balogun, le but contre leur camp de la FIFA et des Etats-Unis à la Coupe du monde 2026
Parfois, les choses sont simples comme un coup de fil. « Oui, j’ai demandé à la FIFA un réexamen de [la décision] », s’est vanté Donald Trump, lundi 6 juillet lors d’un point presse depuis le bureau Ovale. Loin de faire profil bas, le président américain a mis de l’huile sur le feu de la polémique qui anime la Coupe du monde de football depuis la veille.
A quelques heures du huitième de finale opposant les Etats-Unis à la Belgique (dans la nuit de lundi à mardi, 2 heures à Paris), à Seattle (Etat de Washington), le président du dernier pays hôte du Mondial encore en lice – après les éliminations du Canada puis du Mexique – a confirmé avoir appelé « un homme dont le niveau de respect a décuplé », son ami le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, pour lui demander la révision de la suspension de l’attaquant Folarin Balogun.
Meilleur buteur de Team USA au Mondial (3 buts), le joueur de l’AS Monaco avait été exclu lors du seizième de finale remporté face à la Bosnie-Herzégovine (2-0) le 1er juillet, pour une faute sur le défenseur Tarik Muharemovic. Une décision sévère pour les uns, logique pour les autres, mais dont la conséquence ne faisait guère débat : selon le règlement de la FIFA, un carton rouge direct entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant : donc l’affrontement face aux Diables rouges, lundi. C’est là que ce qui est devenu « l’affaire Balogun » quitte les terrains pour entrer dans l’arène politique. Jusqu’alors très discret sur cette compétition – lui préférant l’octogone du MMA installé devant la Maison Blanche à l’occasion de ses 80 ans –, Donald Trump s’est emparé de la question.
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