Culture

« L’Affaire Zanetti », un faux polar qui ausculte un meurtre au féminin

« L’Affaire Zanetti », un faux polar qui ausculte un meurtre au féminin

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’Affaire Zanetti est passé relativement inaperçu lors de sa présentation à la Mostra de Venise en septembre 2025. On a affaire ici à un film plutôt discret, évitant les effets trop voyants, visant plutôt à déployer une étude de cas criminel, avec toute la rigueur et la clarté qu’une telle matière implique. Son réalisateur, Leonardo Di Costanzo, est l’un des derniers représentants de l’école réaliste italienne. Après des débuts dans le documentaire, il passe à la fiction en 2012 avec L’Intervallo, et aborde des récits en prise sur le champ social (L’Intrusa, 2017). L’Affaire Zanetti poursuit ainsi la réflexion sur la prison entamée avec Ariaferma (2021), où prisonniers et gardiens se rapprochaient le temps d’une nuit.

L’Affaire Zanetti s’ouvre au sein d’un établissement imaginaire, l’Institut Moncaldo, prison pour femmes expérimentale, conçue comme un parc ouvert de chalets dans un périmètre boisé de la montagne suisse. Le professeur Alaoui (Roschdy Zem), célèbre criminologue, s’y rend pour donner une conférence sur les principes de la justice restaurative, soit l’idée de substituer à la pénalité punitive une logique de réparation et de médiation par le dialogue.

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