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L’ambition sans limite d’Arthur Fils, premier Français qualifié pour le Masters depuis 2016

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« A 23 ans, j’aimerais bien avoir un Grand Chelem à mon palmarès. Et puis être en compétition pour la place de numéro 1 mondial. » En mars 2023, alors qu’il n’avait encore que 18 ans et n’était qu’aux portes du top 100 du classement ATP, Arthur Fils confiait à Eurosport ce qu’il imaginait être sa feuille de route sur cinq ans. « Le Kylian Mbappé du tennis ? », titrait le site d’information sportif, face à tant d’aplomb.

Trois ans et demi plus tard, le joueur désormais âgé de 22 ans n’a pas encore réalisé tous ses objectifs, mais la fin de l’été l’en a rapproché : en août, à Cincinnati (Ohio), il est devenu le premier Français à remporter un Masters 1000 depuis Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur à Toronto (Canada), en 2014. Cette performance, qui lui avait valu d’entrer dans le top 10 de l’ATP quelques semaines plus tard, Arthur Fils aimerait la rééditer au Masters 1000 de Paris, tournoi dont il va disputer le deuxième tour, mercredi 4 novembre.

Opposé au Tchèque Tomas Machac dans la Plénitude Arena, à la Défense (Paris), pour son entrée en lice, le droitier, actuellement 7e au classement mondial, n’a même pas eu besoin de jouer son premier match pour se qualifier pour les ATP Finals (ex-Masters). La défaite de l’Américain Frances Tiafoe, quelques heures plus tôt, lui a assuré sa place pour la compétition qui rassemble, chaque fin de saison, les huit meilleurs joueurs du moment et dont l’édition 2026 se déroulera à Turin (Italie), du 15 au 22 novembre. Depuis Gaël Monfils, en 2016, aucun Français n’y avait pris part.

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