A la veille de la Journée mondiale du refus de la misère, le collectif Alerte, qui réunit les principales organisations de lutte contre l’exclusion, a voulu marquer « la gravité du moment » : « Rarement, face à la violence de la pauvreté dans notre pays, les réponses publiques ont été aussi faibles », a asséné le président du collectif, Olivier Noblecourt, aux côtés de huit dirigeants associatifs, lors d’une conférence de presse à la Bourse du travail, à Paris, vendredi 16 octobre.
Alors que la pauvreté n’a jamais été aussi élevée en trente années de mesure, avec 9,8 millions de personnes touchées rien qu’en métropole, soit 15,4 % de la population, le projet de loi de finances 2027 et celui de la Sécurité sociale « n’apportent aucune réponse structurelle », prévoyant au contraire « des économies qui appauvrissent les plus pauvres » et un effort « inéquitablement réparti », a-t-il estimé.
La directrice générale de l’Union nationale des associations familiales, Guillemette Leneveu, a dénoncé le gel annoncé des allocations familiales, « alors que le coût de la vie continue à augmenter », ainsi que les 500 millions d’euros soustraits à l’accueil de la petite enfance et la réduction d’un tiers de l’allocation de rentrée scolaire, qui est pourtant l’une des rares aides versées dès le premier enfant à des familles très modestes, et qui bénéficie pour moitié aux familles monoparentales, pourtant érigées en priorité des politiques publiques. Elle a jugé la mesure « contradictoire et choquante ».
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