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Le Japon sort de la déflation, mais son économie comme sa monnaie restent fragiles

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Le Japon s’enfonce dans la torpeur estivale. Période de matsuri, les festivals locaux avec leurs feux d’artifice et leurs danses en yukata (le kimono d’été), la saison offre, malgré la pesante chaleur humide, un moment d’insouciance qui culmine à la mi-août avec les congés du O-Bon, la fête bouddhiste des ancêtres. Pour les Japonais, elle est synonyme de voyages, le plus souvent dans les régions d’origine de leur famille.

Mais en 2026, les budgets vacances sont serrés. « Je ne pars que trois jours pour aller voir ma mère à Akita [dans le nord du pays]. Pas plus. Tout devient trop cher », reconnaît un sexagénaire employé d’un géant de l’informatique. L’agence de voyages JTB estime que seuls 69 millions de Japonais (sur une population totale de 119 millions d’habitants) devraient partir en vacances dans l’archipel cet été, un chiffre en baisse de 4 % par rapport à 2025. A l’exception des années de la pandémie de Covid-19, en 2020 et 2021, jamais ce nombre n’était descendu sous les 70 millions en plus de vingt ans.

Toujours selon JTB, qui a réalisé un sondage sur la question, les raisons de cette baisse tiennent aux motifs suivants : « trop de monde » (29 %) sur les lieux de vacances, des « finances familiales insuffisantes » (26 %) et des « coûts de voyage trop élevés » (17 %).

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