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Le procès du député LFI Sébastien Delogu renvoyé au mois d’octobre

Le procès du député LFI Sébastien Delogu renvoyé au mois d’octobre

Le procès prévu mardi 9 juin du député « insoumis » Sébastien Delogu, qui avait diffusé sur les réseaux sociaux des documents personnels d’un entrepreneur à qui il reprochait ses liens avec Israël, a été renvoyé au mois d’octobre par le tribunal correctionnel de Marseille.

Sébastien Delogu ne s’est pas présenté à l’audience. Considérant le retard de courrier dans ce dossier, pour lequel les parties n’ont été convoquées qu’en mai, le tribunal a jugé « légitime » la demande de renvoi et ordonné un nouvel audiencement le 21 octobre.

Me Yones Taguelmint, l’avocat de M. Delogu, a plaidé le manque de temps, d’autant que depuis qu’il a reçu la convocation en mai, « plusieurs procédures en parallèle sont intervenues concernant Sébastien Delogu ». Fin mai, le député aux positions propalestiniennes a porté plainte contre un homme pour l’avoir insulté, agressé et menacé de mort, lui reprochant ses positions contre le gouvernement israélien. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête. Il sera aussi entendu le 7 juillet en tant que victime dans une autre affaire : en octobre 2025, il avait été harcelé, insulté et menacé sur Instagram par un Marseillais.

Cinq ans de prison et 750 000 euros d’amende encourus

Me Taguelmint a assuré qu’il n’y avait « pas de manœuvre dans cette demande, on aurait pu invoquer l’immunité parlementaire », a encore plaidé l’avocat, assurant de la volonté de Sébastien Delogu d’assister à son procès.

Les conseils de la partie civile, l’ex-responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) à Marseille, Isidore Aragones, ont remarqué que « Monsieur Delogu a préféré préparer les dossiers dans lesquels il est victime ».

Dans le dossier où il est poursuivi, Sébastien Delogu encourt cinq ans de prison et 750 000 euros d’amende. Il risque également une peine complémentaire d’inéligibilité : il est accusé de recel de biens provenant d’un vol, et divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou de localiser une personne et exposant un risque direct d’atteinte à la personne, et atteinte au secret des correspondances.

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