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Le PSG arrache un nul inespéré à Lille grâce à une fin de match folle, en Ligue 1

Le PSG arrache un nul inespéré à Lille grâce à une fin de match folle, en Ligue 1

Un bis repetita dangereux pour les cardiaques. Cinq jours après avoir arraché le nul (2-2) à Rennes pour son entrée en lice en Ligue 1, le Paris Saint-Germain (PSG) a de nouveau provoqué un miracle pour éviter la défaite, vendredi 28 août à Lille, en ouverture de la 2e journée du championnat de football.

Bousculé, mené, mais jamais abattu, le champion de France en titre a marqué au bout du temps additionnel pour repartir du Nord avec un nouveau nul (2-2) qui, s’il n’est pas forcément une bonne opération mathématique, permet de repousser un début de mal de tête pour les Parisiens.

Mais à Rennes comme à Lille, le PSG de Luis Enrique – qui avait décidé de laisser au repos le Ballon d’or Ousmane Dembélé après une prestation bretonne en demi-teinte – a longtemps été en manque d’idées et d’énergie, et au bord du gouffre en étant mené 2 à 0, avant de s’en sortir au prix d’une abnégation admirable. Le coup est passé encore plus près au stade Pierre-Mauroy, où l’égalisation de Marquinhos est intervenue lors de la toute dernière action du match, dans la 5e minute du temps additionnel.

D’un côté, ce résultat souligne une force mentale digne d’un double champion d’Europe, déjà entrevue lors de la Supercoupe d’Europe face à Aston Villa (2-1), première rencontre de sa saison. De l’autre, il masque quelque peu ses difficultés du début de saison, avec un effectif loin de son meilleur niveau physique et technique, qui enchaîne un troisième match sans victoire, en ajoutant le Trophée des champions à Lens (0-1).

Le club parisien cherche donc toujours son premier succès sur une scène nationale qu’il domine outrageusement depuis 2011 et l’arrivée dans la capitale de QSI, propriété du fonds souverain du Qatar, avec douze titres de Ligue 1 remportés sur quinze possibles.

Lille sans complexe

La saison ne fait que débuter et Paris sera davantage attendu au printemps prochain, à l’heure où les titres se jouent, notamment celui en Ligue des champions, qu’il convoite pour la troisième saison de suite. Mais le club de la capitale sait qu’il ne peut pas se permettre de faire durer une série sans succès trop longtemps au vu de son statut et de la pression qui l’entoure.

D’autant que des points communs se dessinent entre ses dernières rencontres. Comme à Lens puis à Rennes, les joueurs de Luis Enrique ont démarré bien trop timidement ce match, pris dans l’intensité, parfois transpercés au milieu de terrain et inoffensifs.

Au contraire, le LOSC a débuté le match plein d’envie et d’audace, osant parfois des sorties de balle que peu d’équipes du championnat auraient tentées. Les joueurs du nouvel entraîneur italien Davide Ancelotti ont développé un football sans complexe, avec Nabil Bentaleb à la construction, Ethan Mbappé en accélérateur, intenable sur son aile droite face à Warren Zaïre-Emery – préféré à Lucas Hernandez et Lucas Digne – et Hakon Haraldsson à la conclusion.

Le meneur de jeu islandais a ouvert le score d’une frappe puissante splendide (1-0, 21e), avec deux inspirations dans la construction : d’abord une passe audacieuse d’Alexsandro qui a transpercé le milieu de terrain parisien, puis une autre délicieuse d’Olivier Giroud, qui a déstabilisé la charnière centrale Marquinhos-Pacho. La finition du milieu offensif islandais a parachevé ce festival.

Haraldsson a même failli doubler le score à la conclusion d’une action pleine de spontanéité et d’initiative lancée par une touche rapidement jouée de Tiago Santos dans la profondeur pour Ethan Mbappé (41e).

Vitinha buteur et passeur décisif

En face, malgré une maîtrise sans partage du ballon et du tempo de la rencontre à partir de la demi-heure de jeu, et plus encore en deuxième période, Paris a longtemps buté, tentant sa chance de loin à de multiples reprises par son milieu portugais Vitinha. En pointe, le champion du monde espagnol Ferran Torres, auteur du doublé salvateur à Rennes, n’a pas eu la même réussite et n’a pas pesé sur la rencontre.

Comme en Bretagne, Luis Enrique a bien tenté de relancer son équipe en faisant entrer à la mi-temps Khvicha Kvaratskhelia, dernière victime au coup d’envoi du durcissement de la concurrence voulu par l’entraîneur espagnol. Sans effet cette fois.

Arrivé en milieu de semaine à Lille, Dilane Bakwa a même donné aux Dogues davantage de marge avec une frappe enroulée du gauche, en pleine lucarne, alors qu’il était pourtant quasiment à l’arrêt (2-0, 84e) face à Digne, entré en jeu.

Mais les Parisiens n’ont pas abdiqué et Vitinha a cette fois trouvé la mire, y allant de sa propre frappe en pleine lucarne (90 + 1). Avant de conclure leur remontée in extremis par un but de leur capitaine Marquinhos (90 + 5) sur un centre arrêté du même Vitinha.

« Ce serait très dangereux d’être à 100 % »

« Ça dit beaucoup de choses, a estimé le défenseur brésilien du PSG. Le point positif, c’est toujours la mentalité, aller chercher le résultat quand on est mené, c’est une très bonne chose pour la suite de la saison. » « Ça montre aussi qu’on n’est pas à 100 %, a-t-il néanmoins nuancé. On est conscient de ça, on va travailler pour s’améliorer le plus vite possible. »

« Il faut s’améliorer, c’est sûr, mais je ne suis pas préoccupé de ce que j’ai vu », a tempéré, de son côté, Luis Enrique. « À ce moment de la saison, ce serait très dangereux d’être à 100 % », a fait valoir l’Espagnol.

Vainqueur à Angers (2-0) lors de la première journée, le LOSC manque, lui, le début de saison idéal. « On a bien défendu sur beaucoup de situations dans la surface. Les deux buts viennent d’un joueur magnifique, Vitinha, qui marque et fait la passe décisive, deux gestes de très grande qualité. Je ne peux rien reprocher à mes joueurs », a reconnu Davide Ancelotti.

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