Voice of Freedom Повна версія

Le roman « La Fin des temps », d’Haruki Murakami, adapté par Philippe Decouflé dans une version théâtrale esthétique et épurée

· Culture

Lecteur et spectateur font-ils cause commune devant La Fin des temps, créée par le chorégraphe Philippe Decouflé, d’après l’œuvre éponyme de l’écrivain japonais Haruki Murakami ? L’imaginaire en roue libre du premier, qui déploie sa vision du roman page après page, course-t-il désespérément celui du second, bridé par le propos scénique évidemment univoque de l’œuvre ? Comment les vases communiquent-ils entre ces exercices ultra-différents que sont ceux de lire et de regarder un spectacle ?

Devant la proposition de Philippe Decouflé, qui signe ici la mise en scène, la chorégraphie, la scénographie, les lumières et les costumes de cette production entièrement japonaise et jouée en japonais, les questions pleuvent au rythme d’une gymnastique oculaire incessante du plateau aux sous-titres. Quel défi d’extraire 2 heures 30 de spectacle d’un récit de près de 700 pages proliférant entre fantastique et philosophie ! Quelle témérité de vouloir fixer un vertige aux sensations volatiles dont les glissements de terrain incessants s’innervent d’enjeux sociétaux et existentiels subtils !

Il vous reste 75.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.