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Le réseau des lycées français de l’étranger cherche l’issue d’une crise budgétaire sans précédent

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Rien ne va plus à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Née il y a près de quarante ans pour structurer en réseau les lycées français, cette agence de l’Etat a été contrainte, cette année, de prendre des mesures en catastrophe : à la mi-décembre 2025, il lui manquait 60 millions d’euros pour boucler son budget annuel. Dans l’urgence, le gouvernement a donc demandé aux 612 établissements de ce réseau, navire amiral du soft power hexagonal, d’augmenter les contributions dont ils s’acquittent en échange de leur appartenance à l’AEFE. Et promis de refonder un système dont le financement n’a, de l’avis général, jamais été bien pensé.

Pour comprendre cette crise, il faut entrer dans le fonctionnement complexe de ce vaste système. Le danger couvait en réalité depuis longtemps, car il découle d’un mécanisme inexorable : l’augmentation de la masse salariale, liée à la fois à la hausse du point d’indice de la fonction publique et à celle des pensions civiles, soit la contribution de l’AEFE aux futures retraites des enseignants qui y travaillent. Cette contribution représente des sommes toujours plus importantes à mesure que les agents qu’elle emploie vieillissent, tandis que, de leur côté, les subventions allouées à l’AEFE par l’Etat sont en baisse. Aujourd’hui, ces pensions civiles représentent 180 millions d’euros par an, dont 120 millions sont pris en charge par l’AEFE. Une différence de 60 millions d’euros en partie compensée par les établissements.

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