L’Eglise de France se prépare à la visite historique du pape Léon XIV en septembre, avec une messe géante sur les Champs-Elysées en point d’orgue
La banderole, discrète, a été déployée début juillet sur le bas de la façade de la cathédrale Notre-Dame de Paris. On y voit le pape Léon souriant, la main levée dans sa pose traditionnelle de salut aux fidèles avec, en dessous, un commentaire, « Bienvenue au pape Léon XIV », et les dates de son séjour. Encore rares en ce mois de juillet, les affiches annonçant la future venue du pontife en France, du 25 au 28 septembre, devraient se multiplier à la rentrée, parant les façades des églises de ce visage inconnu jusqu’à il y a encore un an, mais devenu depuis si familier.
Car il faut bien avertir les catholiques et montrer à Léon combien les fidèles et le clergé français sont fiers de le recevoir en visite officielle. La France, longtemps considérée, selon l’expression traditionnelle, comme « fille aînée de l’Eglise », n’a pas formellement reçu de pape depuis quasiment vingt ans, lors de la visite de Benoît XVI en 2008. François, le prédécesseur de Léon mort en 2025, avait certes foulé plusieurs fois le sol de l’Hexagone, à Strasbourg en 2014, à Marseille en 2023 et à Ajaccio en 2024. Mais, à chaque visite, il insistait sur le fait que c’était dans la ville et ses institutions qu’il se rendait, et non dans le pays.
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