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Les associations engagées dans une course aux financements et aux économies pour pallier la baisse des aides publiques

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La campagne de communication se veut « joyeuse et populaire ». Le Mouvement associatif, qui rassemble la moitié du secteur, et France générosités, syndicat professionnel qui fédère les associations et fondations faisant appel aux dons et legs, célèbrent cet été le 125e anniversaire de la loi du 1er juillet 1901 consacrant la liberté de s’associer dans un but non lucratif, sans autorisation préalable. Une loi à l’origine d’une exception française méconnue : l’immense succès de ces organisations. En France, elles sont 1,5 million actives – bien plus que dans les autres pays d’Europe –, rassemblent 13 millions de bénévoles et emploient 1,8 million de personnes, soit 10 % des salariés.

La fête n’est cependant pas aussi gaie qu’elle aurait dû l’être. « La France qui (se) bat », selon le slogan retenu, souffre d’une situation financière inédite : « L’Etat a fait passer ses financements de 11,7 milliards en 2023 à 7,5 milliards en 2026, et il veut encore les réduire. Tandis que les associations doivent faire face à une hausse de leurs coûts et salaires, due à l’inflation, et à une hausse des besoins sociaux, avec une pauvreté qui a atteint un niveau record », explique Martin Bobel, vice-président du Mouvement associatif. La ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, Marina Ferrari, avait revendiqué devant les députés, fin avril, une hausse de 44 % des moyens alloués au secteur entre 2019 et 2023, tout en reconnaissant la « fragilité » et les « difficultés » de celui-ci.

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