Directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), 60 000 membres au compteur, l’influent lobbyiste Pascal Rogard a vu défiler ces dernières années, dans son bureau ou lors de ses déplacements au Festival de Cannes ou au Festival d’Avignon, presque tous les prétendants à l’Elysée. « Ils sont en attente d’opportunités, confie ce champion de l’exception culturelle. Ils testent des idées. » Des idées qui, pour l’heure, ne fusent guère. Seuls deux candidats se sont, pour l’heure, emparés du sujet de la culture : Dominique de Villepin et Jean-Luc Mélenchon.
Sans être officiellement en lice, le premier a rédigé, en juillet, un manifeste, « La République culturelle : vivants, toujours ! », qui vante la souveraineté des imaginaires face à l’intelligence artificielle (IA), tout en prônant sur Instagram un revenu minimum garanti aux artistes. L’ancien premier ministre de Jacques Chirac dispose d’un petit réseau, dont fait partie son ancien conseiller pour les médias, Hervé Digne, cofondateur de l’agence Manifesto, spécialisée en ingénierie culturelle. « Il a ses propres intuitions, n’a pas de comité culture, et il ne m’a pas demandé d’organiser de dîners », tient à préciser ce dernier.
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