Politique

Les canicules et les incendies menacent l’objectif de réduction du déficit en France

Les canicules et les incendies menacent l’objectif de réduction du déficit en France

Sébastien Lecornu n’avait vraiment pas besoin de cela. Déjà percuté par la guerre au Moyen-Orient et le choc pétrolier qui a suivi, le budget que le premier ministre avait fait passer dans la douleur en février est désormais menacé par la chaleur historique en France. Les canicules et les incendies à répétition pourraient coûter quelques milliards d’euros au pays, et empêcher de réduire le déficit public, alors qu’il s’agit de l’objectif majeur sur lequel s’est engagé le chef du gouvernement.

Celui-ci s’était pourtant fixé pour 2026 un but minime : ramener le déficit de 5,1 % à 5 % du produit intérieur brut (PIB) en un an. Pour y arriver, malgré la crise pétrolière déclenchée à la fin de février, l’exécutif a déjà annoncé 9 milliards d’euros d’économies par rapport au budget initial. Il lui reste cependant à décider en grande partie dans quels crédits il va tailler. Et, à présent, les conséquences immédiates du réchauffement climatique risquent de rendre insuffisants ces premiers efforts.

« On va se battre jusqu’au bout, mais ça va être difficile » de cantonner le déficit à 5 % du PIB, a admis le ministre de l’économie, Roland Lescure, le 30 juillet, sur France Inter. Son ambition, restreinte, consiste dorénavant à être « aussi proche que possible » de la cible.

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