Voice of Freedom Повна версія

Les compagnies aériennes résistent à la crise du kérosène en augmentant les prix de leurs billets

· Business

Le concept est bien connu dans le luxe ou dans l’automobile : le pouvoir de fixation des prix – le « pricing power » disent les managers – est une arme diablement efficace en cas de tempête économique. Qui le détient peut faire face à toutes sortes de crises, en particulier aux hausses de coût soudaines et incontrôlables. Et cette précieuse capacité, une partie des compagnies aériennes semblent en être pourvues alors que, depuis cinq mois, le secteur est englué dans une crise du kérosène cher, liée au conflit au Moyen-Orient. Air France-KLM, qui vient de publier ses résultats semestriels jeudi 30 juillet, en est l’exemple éclatant.

La compagnie franco-néerlandaise a dépensé 800 millions d’euros de carburant entre mars et juin, soit 200 millions d’euros de plus que le bénéfice net réalisé au deuxième trimestre 2025. Il est vrai que le prix du kérosène a joué au yoyo en quelques mois : il a plus que doublé fin avril par rapport à l’avant-conflit avant de redescendre en juin à + 15 %-20 %. Il oscille actuellement autour de + 60 %.

Avec de telles variations, malgré son système de couverture assurantielle (la compagnie est couverte à 67 % contre les hausses en 2026, à 40 % en 2027), Air France KLM estime que cette année le « jet fuel » lui coûtera, au total, 8,9 milliards de dollars (7,7 milliards d’euros), soit 2 milliards de plus qu’en 2025.

Il vous reste 74.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.