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Les festivals de Bologne et de La Rochelle ouvrent le bal de l’été cinéphile, avec, au programme, de rares trésors

· Culture

Le passé du cinéma fait de plus en plus événement. Deux festivals concomitants en font la démonstration chaque année, en ouvrant le bal de l’été cinéphile avec des salves complètes de restaurations et d’incunables qui font salle comble. Le premier, Il Cinema ritrovato à Bologne (Italie), promène jusqu’au dimanche 28 juin ses spectateurs entre les arcades de la cité médiévale d’Emilie-Romagne, et les rassemble le soir lors de projections en plein air sur la Piazza Maggiore.

En 40 éditions, la manifestation est devenue un phare du secteur et attire un public nombreux – en 2025, 140 000 entrées, 5 000 accrédités et des retombées économiques estimées à 15 millions d’euros pour la ville. Et puis, du 26 juin au 4 juillet, à 1 250 kilomètres à vol d’oiseau, le Festival La Rochelle Cinéma (FEMA) prend le relais sur le littoral atlantique, avec un programme axé sur les grandes signatures.

Se chevauchant le temps d’un week-end, les deux rendez-vous exhument aussi des œuvres rares, à travers des cycles passionnants : l’un consacré à l’Indien Ritwik Ghatak (1925-1976), l’autre à l’Estonienne Leida Laius (1923-1996). Peu identifiés sur la carte cinéphile, ce sont deux cinéastes de la même génération, qui ont traversé les grandes secousses du XXe siècle, et dont les œuvres respectives, malgré leur distance géographique et culturelle, ont beaucoup de choses à se dire.

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