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Les free-parties, des fêtes de plus en plus sous surveillance

Les free-parties, des fêtes de plus en plus sous surveillance

Pour Laurent Nuñez, c’était un retour aux sources en terrain miné. Au sens propre. Du 1er au 5 mai, plusieurs milliers de teufeurs − jusqu’à 40 000 selon les organisateurs, 22 000 selon la préfecture du Cher − se sont donné rendez-vous près de Bourges, la ville natale du ministre de l’intérieur, pour danser sur le site d’un ancien champ de tir militaire. Cette édition du Teknival en forme de provocation visait à protester contre son projet de réprimer davantage organisateurs et participants de free-parties, ces fêtes techno autogérées, gratuites et en plein air.

Dimanche 3 mai, le ministre de l’intérieur s’est rendu sur place en hélicoptère pour passer en revue les quelque 600 gendarmes, 45 pompiers et 30 secouristes mobilisés en marge de ce rassemblement n’ayant fait l’objet d’aucune autorisation préalable. Il s’est dit déterminé « à mieux réprimer » ces « rassemblements musicaux illégaux ». Bien qu’aucun incident majeur n’ait eu lieu, plus de 600 personnes ont été verbalisées pour avoir pénétré sur un terrain militaire et pour participation à un rassemblement illégal. Dix-huit interpellations ont donné lieu à neuf placements en garde à vue. Et 54 personnes ont été prises en charge par les secours. Enfin, selon la préfecture, des démineurs ont dû intervenir après la découverte d’un obus « en bordure du site du Teknival ».

Depuis ce Teknival, manifestations − rebaptisées « manifestives » − et free-parties − dont la haute saison se tient habituellement entre avril et juin − se sont multipliées dans toute la France. Du 5 au 7 juin, une free-party rassemblant entre « 5 000 et 10 000 personnes », selon Sophie Mazas, avocate et présidente de la Ligue des droits de l’homme, a eu lieu à Ferrières-les-Verreries, dans l’Hérault, un département qui a interdit par arrêté préfectoral tout rassemblement de ce genre jusqu’à fin 2026.

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