Politique

Les limites du modèle espagnol, où la croissance économique ne bénéficie pas à tous

Les limites du modèle espagnol, où la croissance économique ne bénéficie pas à tous

Alors que la politique menée par Pedro Sanchez depuis 2018 est souvent brandie en exemple par la gauche française, le 11 novembre, l’Espagne connaîtra sa première grève générale depuis quatorze ans. A moins de trois semaines des élections législatives anticipées du 29 novembre, les deux principales centrales syndicales du pays, les Commissions ouvrières (CCOO) et l’Union générale des travailleurs, réclament des hausses de salaires sur fond de difficultés croissantes d’accès au logement, devenu l’un des principaux enjeux de la campagne. Une mobilisation qui contraste avec la bonne santé de l’économie espagnole.

Avec une croissance estimée à 2,6 % en 2026, l’Espagne affiche l’une des meilleures performances de l’Union européenne. L’emploi atteint des niveaux historiques et le chômage, longtemps l’un des principaux maux du pays, est passé sous la barre des 10 % en janvier, pour la première fois depuis 2008, et s’y est maintenu pendant plusieurs mois, avant de remonter à 10,2 % au troisième trimestre. Mais ces bons résultats peinent à se traduire dans le portefeuille d’une partie des Espagnols.

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