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« Les Matins merveilleux » : après le deuil, la déambulation douce-amère d’une traductrice

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » - À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » - À VOIR

Les Matins merveilleux. Le titre du beau premier long-métrage d’Avril Besson se réfère à la célèbre chanson de Dalida, Histoire d’un amour, qui clôturait déjà son court-métrage Queen Size (2025). La star italienne y évoque « l’heure où l’on s’enlace/ Celle où l’on se dit adieu/ Avec les soirées d’angoisse/ Et les matins merveilleux ». Cet entre-deux fait de gravité et de tendresse sied parfaitement à la sensibilité à l’œuvre chez Avril Besson.

Queen Size comme Les Matins merveilleux tournent autour du personnage de Charlie (India Hair, toujours impeccable) qui vient tout juste de perdre sa grand-mère, cette femme qui l’a élevée après la mort de sa mère alors qu’elle était encore enfant. Si les deux films sont travaillés par la question de la perte, pas question de s’appesantir ici sur la peine. Il s’agit plutôt de se laisser traverser par des émotions contrastées, de profiter de ce temps suspendu pour emprunter des chemins de traverse, s’offrir un nouveau départ.

Dans Queen Size, Charlie faisait la rencontre de Marina (Raya Martigny), à qui elle achetait un nouveau matelas, à Paris. Dans Les Matins merveilleux, Avril Besson pousse le curseur plus loin. La restitution de vieux vinyles ayant appartenu à sa grand-mère amène Charlie depuis la capitale jusqu’au Lavandou (Var). C’est là qu’elle croise le chemin de Marina (Raya Martigny encore), une serveuse un peu fantasque qui lui offre l’hospitalité. L’occasion pour Charlie de faire connaissance avec Titou (Eric Cantona), un collectionneur amateur de disco qui a connu sa mère, et avec Maxime (Mathias Minne), un jeune homme du coin pas insensible à ses charmes.

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