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Les pénuries de carburant en Russie mettent à l’épreuve la sécurité énergétique de l’Asie centrale

· War chronicles

Les frappes de drones ukrainiens contre les raffineries russes commencent à produire des effets bien au-delà de la Russie. Les répercussions commencent à gagner sérieusement l’Asie centrale, où ces anciennes républiques soviétiques, largement dépendantes des produits pétroliers russes, font face à des retards et à des interruptions de livraison, alors qu’une trentaine de raffineries et de terminaux pétroliers ont été frappés par Kiev.

Parmi ces pays, le Kirghizistan apparaît comme le plus exposé. Faute de ressources pétrolières importantes, cette république montagneuse de sept millions d’habitants importe près de 95 % de ses hydrocarbures de Russie, soit environ 1,5 million de tonnes de carburants et de lubrifiants par an. Le 25 juin, le président de l’Association des négociants en pétrole du pays, Kanatbek Echatov, a reconnu une pénurie d’essence AI-95 et AI-98, tout en assurant que les stocks d’AI-92 – le carburant le plus consommé – permettraient de couvrir environ six semaines de consommation.

Fin juin, le président russe, Vladimir Poutine, a reconnu que le secteur traversait « un moment charnière » et annoncé l’interdiction des exportations d’essence, appelée à être étendue au gazole. Les pays de l’Union économique eurasiatique, dont le Kirghizstan fait partie, ne sont officiellement pas concernés par cet embargo, mais les livraisons russes accusent pourtant déjà d’importants retards.

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