Les quartiers populaires sont surexposés aux canicules et à la précarité énergétique, s’alarme la Fondation pour le logement des défavorisés
Après un épisode sans précédent pour le mois de mai, une nouvelle vague de chaleur déferle sur la France en cette seconde quinzaine de juin. C’est le moment choisi par la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre) pour pousser un cri d’alarme sur « La surexposition des quartiers populaires aux vagues de chaleur », selon le titre de son étude de 28 pages, diffusée jeudi 18 juin.
Car la précarité énergétique ne sévit pas seulement l’hiver, en période de grand froid. A l’approche de l’été, les « passoires thermiques », ces logements mal isolés, menacent aussi de devenir des « bouilloires ». Un enjeu de santé publique, les canicules étant susceptibles de causer maux de tête, problèmes de sommeil, malaises, nausées, risques cardiovasculaires et rénaux, troubles de la grossesse…
Divers facteurs surexposent les quartiers populaires – notion floue englobant les quelque 1 500 quartiers prioritaires de la politique de la ville, ceux parmi les plus pauvres du pays – aux canicules. La Fondation pour le logement des défavorisés évoque d’abord un « plus faible niveau de revenu des habitants qui sont donc moins en capacité d’acheter des équipements performants pour refroidir le logement, un risque plus élevé d’être en mauvaise santé, une part importante de locataires et d’appartements ». « Le tout cumulé à un urbanisme marqué par une forte densité, des matériaux qui exacerbent la chaleur (béton, asphalte), un manque d’espaces verts et une forme “d’assignation à résidence” en période de canicule », poursuit la note, faisant allusion au fait que partir en vacances reste un luxe hors de portée pour nombre de ménages.
Il vous reste 45.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.