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Les salaires des fonctionnaires, point de cristallisation des tensions depuis le début de la présidence d’Emmanuel Macron

· Politics

Le contexte budgétaire s’invite d’emblée à la table des négociations. Reporté du lundi 6 au mercredi 8 juillet, en raison de la présence, lundi, au Sénat, du ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, pour l’examen définitif de la proposition de loi créant une foncière de l’Etat, le « rendez-vous salarial de la fonction publique » se tiendra donc au lendemain du nouveau comité d’alerte des finances publiques. Ce séquençage laisse peu de place aux espoirs syndicaux. « Nous ne sommes pas optimistes, redoute déjà Caroline Chevé, la secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire. Depuis des mois, le gouvernement regarde ailleurs quand on lui parle de l’urgence salariale dans la fonction publique. »

L’hypothèse d’une revalorisation générale s’est en effet progressivement éloignée, à mesure que la situation budgétaire se dégradait. Les dernières projections gouvernementales ne font que renforcer ce scénario. « On est assis sur un baril de poudre », a prévenu, le 28 juin, David Amiel. « Nul doute, donc, qu’il développera un discours catastrophiste, empêchant la mise en œuvre d’un ensemble de mesures salariales », anticipe Christophe Delecourt, cosecrétaire général de l’Union fédérale des syndicats de l’Etat-CGT. « Irrecevable », tranche-t-il.

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